Scholastique Mukasonga

Née au Rwanda en 1956, Scholastique Mukasonga a vécu dès son enfance le fléau de la violence et de l’humiliation des conflits ethniques, notamment par la déportation de sa famille, en 1960, vers la région lointaine et désolée du Bugesera. Elle s’est installée en France en 1992, deux ans avant le génocide qui a coûté la vie à vingt-sept membres de sa famille. Douze ans plus tard, elle publie son premier livre Inyenzi ou les Cafards (Gallimard), souvenir de son enfance et de sa famille perdue, suivi par La femme aux pieds nus, hommage à sa mère, et L’Iguifou, un recueil de nouvelles. Son premier roman, Notre-Dame du Nil, a gagné le Prix Ahmadou Kourouma, le Prix Renaudot, et le Prix Océans France Ô ; une adaptation cinématographique de ce roman (par Atiq Rahimi) est sortie en automne 2019. Parmi ses œuvres les plus récentes, il y a des nouvelles (Ce que murmurent les collines), un roman (Coeur tambour), et un récit consacré à son éducation (Un si beau diplôme!). 

Born in Rwanda in 1956, Scholastique Mukasonga experienced from childhood the violence and humiliation of the ethnic conflicts that shook her country. In 1960, her family was displaced to the polluted and under-developed Bugesera district of Rwanda. She settled in France in 1992, 2 years before the brutal genocide of the Tutsi, in which 27 of her family members were massacred.  Twelve years later, Gallimard published her Inyenzi ou les Cafards, an account of her childhood and her lost family; this was followed by La femme aux pieds nus, a remembrance of her mother, and L’Iguifou, a collection of short stories.  Her first novel, Notre-Dame du Nil, won the Ahamadou Kourouma prize and the Renaudot prize in 2012, as well as the Océans France Ô prize in 2013, and has very recently been adapted for the screen by Atiq Rahimi. Her more recent works include short stories (Ce que murmurent les collines), a novel (Coeur tambour), and a memoir of her quest for an education (Un si beau diplôme!). 

Nicolas Kurtovitch

Nicolas Kurtovitch est une des grandes voix de la littérature calédonienne. Professeur de géographie aux lycées calédoniens, ses écrits se concentrent sur les lieux, les dynamiques des communautés diverses de la Nouvelle-Calédonie, surtout sur la relation entre la culture autochtone kanak et la communauté calédonienne d’héritage européen. Ses recueils de poésie, nouvelles et romans ont reçu plusieurs prix, notamment le Prix de poésie Antonio Viccario, le Prix poésie du Salon du livre insulaire d’Ouessant (pour Le piéton de Dharma), le Prix Vi Nimö (pour Les arbres et les rochers se partagent la montagne) et le Prix Popaï (pour Les heures italiques). Il a été nommé Chevalier des Arts et des Lettres, il a été le premier président de l’Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie, et il est un des membres fondateurs du centre géopolitique de Nouvelle-Calédonie.

Nicolas Kurtovitch is one of the leading voices in New Caledonian literature. Having taught high school geography throughout his life, his writing focuses on place, the dynamics of the diverse communities of New Caledonia, particularly on the relationship between the indigenous Kanak population and Caledonians of European descent. His collections of poetry, short stories, and novels have received several awards, notably the Antonio Viccario International Poetry Prize, the Poetry Prize of the Ouessant Island Book Fair (for Le Piéton du Dharma), the Vi Nimö Prize (for Les arbres et les rochers se partagent la montagne), and the Popaï Prize (for Les heures italiques). He has been named a Chevalier in France’s Order of Arts and Letters, served as the first president of the Writer’s Association of New Caledonia, and is a founding member of the Geopolitics Center of New Caledonia.

Marie-Célie Agnant

Une femme aux multiples talents – poète, romancière, traductrice, enseignante – Marie-Célie Agnant est née à Port-au-Prince en Haïti et vit à Montréal depuis 1970. Elle parle français, créole, anglais, et espagnol ; elle est largement publiée et se retrouve dans plusieurs genres différents : poèmes, livres jeunesse, et romans. Les livres de Marie-Célie Agnant sont traduits en espagnol, en anglais, en néerlandais, en italien, et en coréen. Marie-Célie Agnant a reçu de nombreux prix littéraires pour ses œuvres, parmi lesquels La dot de Sara – finaliste pour le prix littéraire Desjardins (1995); Le silence comme le sang – finaliste pour le prix du Gouverneur Général (1997) ; La légende du poisson amoureux – prix Gros Sel Grands Enfants (2007); Femmes des terres brûlées – prix Alain-Grandbois (2017). Son écriture porte sur la politique de l’exil, l’aliénation, et le refus du silence. Même si ses œuvres se focalisent souvent sur son pays natal Haïti, elles aident à lutter contre l’injustice dans le monde entier.

Versatile novelist, poet, translator, teacher - Marie-Célie Agnant was born in the Haitian capital city Port-au-Prince and she has lived in Montreal since 1970. Fluent in French, Creole, English and Spanish, she has is widely published in a variety of different genres: poems, children’s books, and novels. Her works have been translated into Spanish, English, Dutch, Italian, and Korean. Marie-Célie Agnant has won numerous awards for her works, including La dot de Sara, – finalist for the Desjardins literary prize (1995); Le silence comme le sang (– finalist for the Governor General’s award [1997]); La légende du poisson amoureux – (the winner of the Gros Sel Grands Enfants prize [2007]); and Femmes des terres brûlées ( – the winner of Alain-Grandbois prize [2017]). Her writing addresses the politics of exile, alienation, and the a refusal of silence. While her works often focus on her home country of Haiti, they aim to fight injustices all over the world.

Stephanie Posthumus

Stephanie Posthumus est professeure adjointe au Département des Langues, Littératures, et Cultures à l’Université McGill, Canada. Sa recherche se focalise sur des représentations du non humain, ou du plus qu’humain, dans la littérature contemporaine française et européenne dans le contexte de l’écocritique. Les recherches actuelles de Stephanie Posthumus se placent à la convergence des humanités numériques et des études écologiques ; notamment, elle collabore sur un projet intitulé “L’imaginaire botanique et sensibilité écologique” qui étudie la circulation des plantes dans la littérature. Parmi ses publications récentes, citons French Écocritique : Reading Contemporary French Theory and Fiction Ecologically (2017), et un volume collaboratif intitulé French Ecocriticism: From the Early Modern Period to the Twenty-First Century (2017).

Stephanie Posthumus is an associate professor in the Department of Languages, Literatures, and Cultures at McGill University, Canada. Her research focuses on the representations of the non-human, or the more-than-human, in contemporary French literature as well as across European literatures and cultures, in the context of ecocriticism. Posthumus has recently been involved in the convergences of the digital and environmental humanities, including a project entitled “L’imaginaire botanique et sensibilité écologique” that examines the circulation of plants in literature. Some of Posthumus’ most recent publications include French Écocritique: Reading Contemporary French Theory and Fiction Ecologically (2017), and a co-edited volume entitled French Ecocriticism: From the Early Modern Period to the Twenty-First Century (2017).